No Billag: et la sécurité publique?

31 janvier 2018

Arcinfo, Courrier des lecteurs, Dr Claude-François Robert

PANDÉMIE Les crises sanitaires, pandémie ou simple flambée de gastro-entérites comme celle qui a touché 1000 personnes au Locle en 2015, nécessitent d’informer la population. L’acceptation de l’initiative No Billag pourrait créer des disruptions majeures par la disparition des médias ayant un mandat de service public. Pendant la pandémie de 2009, les services de santé publique se sont appuyés sur les chaînes locales pour informer la population. En cas d’alerte, ces médias relaient l’information, mais aussi interpellent de manière critique les autorités. Les initiants de No Billag n’ont pas mesuré ces conséquences pour la sécurité publique en cas d’acceptation. Leur projet est irresponsable.

L’incertitude liée au démantèlement des médias représenterait une prise de risque inutile et dommageable. Une chaîne privée française serait-elle intéressée à traiter de ces questions régionales? Dans la crise, les services de santé publique devraient négocier des contrats, captifs et sous pression, avec des groupes privés qui leur feraient payer le prix fort.

Le service financé par la redevance a pour mission de diffuser les alertes des autorités Ces médias, par leur connaissance du terrain, peuvent faire débattre sur des choix difficiles. Le service public ne sera jamais la « Pravda », mais un partenaire indépendant, qui souvent pose les questions qui dérangent aux responsables de l’Etat. Les citoyens doivent prendre la mesure de leur choix et éviter de fragiliser notre société.